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jeudi 4 juin 2015

Accompagner et innover

Le nouveau portail de St Peter's, où Adam Atkinson est pasteur (c) CSG
2ème (et déjà dernière) journée à Londres en équipe. Encore des rencontres avec des personnes de grande qualité, à la fois engagées, motivées et dynamiques mais aussi attentives aux autres et aux sensibilités des gens qui les entourent. Encore des projets encourageants et des Églises locales renouvelées.

Bien sûr, pour une visite si courte, nous avons été obligés de faire des choix dans les différents types de projets vus, et nous sous sommes concentrés sur les revitalisations et implantations d’Église menées par des paroisses-filles de HTB (Holy trinity Brompton), à l’exception de St Peter’s Barge lundi. Ce sont les projets qui nous semblent les plus pertinents pour l’instant, car les plus directement riches d’enseignement pour notre contexte et les questions qui se posent à notre Église aujourd’hui.

Mardi matin, je suis allée au temps de prière proposé par le centre de retraite, situé en plein Londres, où nous avons dormi. Psaumes antiphonés et prière, nous ne sommes pas très loin du style des diaconesses de Reuilly, mais il n'y a pas dans ce centre de communauté à demeure qui, par son habitude de prière, aiderait à rentrer dans le recueillement. Je me retrouve un peu gauche avec un anglais prononcé trop rapidement pour que je me sente vraiment à l'aise...

Ancien et nouveauté cohabitent à St Peter (c) CSG
Puis nous sommes allés à St Peter’s, Bethnal Green, dans un quartier pauvre fréquenté par trois types de populations : des gens « très cools », de milieux alternatifs, des gens très pauvres, et des gens issus de l’immigration, souvent musulmans très pratiquants. Dans ce lieu, la logique est double : adapter la vie paroissiale pour que tous ceux qui veulent venir à l’Église trouvent leur place, mais aussi aller vers les gens du quartier, non pour les convertir mais pour être avec eux témoins de l’Évangile. Vivre parmi eux et les aider à vivre bien dans ce quartier qu'ils ont rarement choisi.

Il y a aujourd’hui 3 cultes par dimanche, de styles différents. Pensés en cohérence, ce ne sont pas des « produits » proposés à des « publics » mais des passerelles entre les différentes sensibilités théologiques et liturgiques. Par exemple, des jeunes venus d’abord à l’Église par le culte du soir, très détendu et informel, viennent maintenant au 1er culte du matin, car ils y trouvent une qualité de silence et de recueillement qui nourrit l’intériorité ou un cadre qui nourrit leur foi. Et des personnes venant au culte très anglo-catholique de 9h du matin, accompagné à l’orgue, viennent maintenant au culte de 11h destiné aux familles, pour y vivre le culte avec les enfants.

L’organisation et l’animation de chacun des trois cultes est confié à un bénévole, laïc ou ordonné (il y a des pasteurs bénévoles dans l’Église d’Angleterre). Le pasteur en charge de la communauté y prêche régulièrement, mais il est ainsi déchargé de cette organisation pour d’autres taches, de formation des ministères locaux, de rencontres, de mise en place de la stratégie ecclésiale et diaconale ou d’évangélisation.

Cette paroisse cherche aujourd’hui à identifier les personnes « de bonne volonté » de leur quartier, celles qui favorisent la vie de quartier et créent du lien, pour se faire connaître et pour que celles-ci  fassent connaitre la paroisse à ceux qui serait en recherche spirituelle. Elle encourage aussi ses membres à être des témoins authentiques dans leur vie de foi (en paroles et en actes). Son objectif principal est de montrer la présence de Dieu par tous les moyens possibles : la parole de Dieu, le St Esprit agissant en chacun et les sacrements. La Bible est au cœur de toutes les actions, y compris les conversations avec les non-croyants. Elle est présentée comme une ressource de sens, un texte à lire et qui peut nous parler, et non comme un outil pour imposer une vérité. Le Psaume 24.7 est devenu leur verset emblématique.
Andy Buckler et Cris Rogers, pasteur de All Hallow's

L’après-midi, nous avons visité All Hallow's Bow, paroisse créée en 2010 dans les locaux d’une Église qui ne regroupait plus que 7 personnes. Elle a aujourd’hui 2 cultes de styles très différents tous les dimanches qui attirent deux populations assez distinctes, même si certains participent aux deux ou alternativement à l’un ou l’autre. De nombreux éléments sont pensés soigneusement (des liturgies illustrées car beaucoup ne savent pas lire à l’aménagement de l’Église pour être un signe du Royaume de Dieu et de la joie qu’il procure, en passant par la cène prise en cercle autour de la table car c’est le seul repas que les familles ne passent pas devant la télé…). Elle anime aussi un centre social et d’animation de quartier, ce qui valorise sa présence et sa participation à la société civile locale.
Ce qui m’a marqué le plus dans ce projet, c’est l’importance de l’accompagnement au changement qui a été fait envers les personnes qui étaient restées fidèles, même si elles n’étaient que 7. Un des principes de ce type de revitalisation est « honorer le passer, naviguer à travers les changements au présent et construire l’avenir ».
Ric Thorpe à St Paul Chadwell (c) CSG
Nous avons fini la visite par un temps d’échange et de reprise avec Ric Thorpe. Nous avons parlé avec lui de ce qui était sorti de notre bilan de lundi soir, et affiné notre compréhension de l’articulation de l’autorité évêques/prêtres/paroisse dans l’Église d’Angleterre. Il nous a aussi présenté des objectifs et projets qui se mettaient maintenant en place au niveau des diocèses et même au niveau national.

Nous revenons de cette visite épuisés mais enrichis de ces rencontres et de ces expériences de terrain. Nous reste encore le plus gros du travail : que faire de cette source d’inspiration dans la dynamique actuelle de notre Église ? « Devenir une Église de témoins », projets d’implantation d’Église, logique missionnaire sont quelque mots clés du travail actuel de la coordination évangélisation-formation qui entrent déjà en résonance avec ce que nous avons visité. Le reste va germer… avec l’aide de celui sans qui notre travail n’est que du vent.

Claire Sixt Gateuille

mercredi 3 juin 2015

Implantations d’Eglises, de la théorie à la pratique

arrivée sur les quais de Canary Wharf (c) CSG
Lundi après-midi, nous avons visité à Londres la Péniche St Pierre, implantée dans le quartier bancaire de Canary Wharf, qui dessert deux publics très différents : les employés des bureaux en semaine, pour des actions d’évangélisation, de ressourcement et de soutien au témoignage de ces personnes, pendant la pause de midi ; et les habitants du quartier, en pleine expansion, qui viennent le soir et le week-end pour des activités d’Eglise plus classiques, et en particulier à destination des mères avec de jeunes enfants, de l’autre.

Ensuite nous sommes allés à St Paul Shadwell rencontrer un jeune pasteur implanteur, qui a créé depuis un an, dans une Eglise en perte de vitesse à la culture très anglo-catholique, un nouveau type de culte le dimanche l’après-midi pour un public différent de celui du dimanche matin et des groupes de maison. Les deux « groupes » veillent à se rencontrer régulièrement et mais le ciment qui les lie est le travail social qu’ils mènent en commun. Un petit groupe venu d’une autre Eglise s’est engagé pour un an renouvelable à porter ce projet avec ses deux pasteurs. Le processus est en cours, le projet est assez souple pour s’adapter aux échecs (la cible des étudiants a été ratée cette année) et aux opportunités qui s’ouvrent (très bonne réponse aux cours alpha, qui s’adressent plutôt aux distancés de l’Eglise qu’à ceux qui ne les ont jamais fréquentées, alors que ce n'était pas le public visé de départ).

Nous avons fini la journée d’étude avec Ric Thorpe qui nous a présenté l’expérience de sa paroisse, St Paul Shadwell et surtout son travail pour faciliter les implantations d’Eglise, en particulier la dimension de « formation de formateurs », pour que les pasteurs apprennent à former des ministères locaux discernés en paroisse. Le plus dur, selon lui, est le moment où l’on doit lâcher prise, pour laisser faire les autres, même si dans un premier temps se sera moins bien fait que si l'on faisait nous-même.
"Prospect of Whitby" fondé en 1521 (c) CSG

Nous avons fini la soirée avec une bière et, au choix, un fish and chips ou une pie dans un pub, au bord de la tamise. La discussion de reprise de la journée a été passionnante et m’a encore une fois fait mesurer la chance que j’ai de faire partie de cette équipe (non seulement chacun des membres est doué dans son domaine et humainement, mais notre esprit d’équipe fait que nous sommes vraiment plus que la somme de nos individualités, et j'ose croire que le Saint-Esprit y est pour quelque chose).

Nous avons pointé 3 éléments-clés qui différencient le contexte anglais du nôtre : la taille de l’Église, le système épiscopal et la culture anglaise de présence des religions dans l’espace public. Ces trois éléments seront à prendre en compte si nous voulons adapter la logique de fresh expressions et d’implantations d’Églises en France.

Et une chose qui a été unanimement appréciée et que j’avais déjà remarqué avant lors de rencontres œcuméniques : la capacité des anglicans, en tout cas en Angleterre, à valoriser la tradition tout en en faisant quelque chose de toujours vivant. Ici, nous avons été marqués par le choix de construire à partir de l’existant d’une paroisse, sans vouloir faire table rase du passé, en commençant par faire raconter par ceux qui sont restés fidèles pourquoi ils sont là et l’histoire de leur paroisse, tout en se donnant une totale liberté de faire quelque chose de totalement nouveau à côté, mais en dialogue, dans un objectif d’enrichissement mutuel des deux logiques.

Bref, une vraie source d’inspiration, et la conscience que ce n'est que le début du chantier pour nous…
Claire Sixt Gateuille

mardi 2 juin 2015

Comment forme-t-on un planteur d’Eglises ? et pour faire quoi ?

(c) CSG
Ce matin, notre équipe nationale est partie à Londres découvrir des fresh expressions et des implantations d’Eglise mises en œuvre dans l’Eglise anglicane, dont certaines sont menées en partenariat avec la paroisse de Holy Trinity Brompton, connue en France pour avoir développé les cours Alpha.

Ce voyage a un petit côté voyage scolaire, mais je suis pleine de reconnaissance de le vivre, pour trois raisons principales :
- La première, c’est que ce temps mis à part renforce la cohésion de notre équipe. Nous sommes déjà très complémentaires, soudés et avons vraiment le sentiment d’être au service d’un même projet. Vivre cette expérience ensemble renforce encore notre unité et notre « vision » commune.
- La deuxième, c’est que prendre du recul – ici littéralement, puisque nous sommes à l’étranger, en dehors du lieu où nous sommes en responsabilité – ait toujours bienfaisant, et le faire en équipe nous donne un lieu d’analyse de notre pratique collective, nous aide à développer notre créativité, notre inventivité et notre intelligence collective.
- La troisième, c’est que toutes ces expériences que nous visitons sont de réelles sources d’inspiration dans notre volonté d’aider notre Eglise à devenir une Eglise de témoins. En termes de formation, de ministères, d’expérimentation, de structures, etc., nous apprenons beaucoup de choses, et même si nous ne pouvons pas simplement transposer ce que nous voyons là, nous sommes encouragés et inspirés par ce que nous découvrons.
Temps de culte à St Mellitus college (c) CSG

Nous sommes donc allés ce matin à St Mellitus College, lieu de formation de candidats au ministère ordonné, mais aussi d’animateurs jeunesse paroissiaux professionnels et d’autres étudiants en théologie. Ce lieu propose une formation en alternance sur 2 ou 3 ans, avec une pratique ecclésiale, souvent sur une implantation d’Eglise ou le développement d’une nouvelle forme d’Eglise à mi-temps et un mi-temps de formation théologique sous forme de cours académiques et de devoirs à rédiger. La formation est clairement orientée vers la théologie pratique, c’est-à-dire l’analyse théologique de la pratique du ministère et sa mise en perspective.
Ce lieu de formation, fondé à la suite du rapport « Mission Shaped Church » pour mettre en pratique, dès la formation des prêtres anglicans, les orientations proposées par ce rapport, est dirigé par Graham Tomlin. En 8 ans, il est devenu le lieu qui forme le plus de candidats au ministère en Angleterre, preuve que ce type de formule – en alternance – répond à une attente forte de la part des candidats au ministère. Une phrase de Graham m’a marquée « la principale chose qu’il nous faut faire passer pendant la formation, c’est l’espérance, pour l’Eglise, pour la foi et pour le monde ».

L'équipe nationale (avec moi qui prend la photo) à Canary Wharf
Nous avons ensuite rencontré Debbie Clinton, qui est responsable du projet « Capital vision 2020 », qui fixe des objectifs quantifiables de croissance pour le diocèse de Londres. Ce projet est venu des attentes exprimées par les paroisses elles-mêmes, il s’articule autour de trois axes : la confiance (redonner confiance, être plus assurés pour témoigner), la compassion (être présents auprès des gens dans leur vie) et la créativité (renforcement de la jeunesse, implantation d’Église, développement de la présence dans le domaine des loisirs). Des outils pratiques ont été créés pour aider les paroisses à s’approprier un ou plusieurs des 10 objectifs du projet et à s’impliquer dedans. L’idée est aussi d’aider les paroisses à changer leur logique, leur mode de pensée, de s’ouvrir à la nouveauté de Dieu.

Cette première partie de notre séjour a été importante pour poser le cadre et expliquer la dynamique qui entourent les projets d’implantation et de fresh expressions. Ce ne sont pas des initiatives isolées, même si elles sont portées localement, mais des éléments d’une vision globale de l’Église et de sa participation à la mission de Dieu.

Claire Sixt Gateuille

vendredi 25 avril 2014

De l'anecdote à la preuve



L’Église d’Angleterre (anglicane) a commandé à l’Institut d’études économiques et sociales de l’université d’Essex une étude, menée sur 18 mois et 1700 Églises locales, sur la croissance numérique des paroisses. Le but était de dégager les facteurs qui jouent sur la croissance ou le déclin numérique des Églises locales. Voici quelques pistes tirées du rapport que l’on peut trouver (en anglais) ici. 

L’introduction précise que l’Église cherche à croitre dans trois dimensions :
-          La sanctification, la transformation et l’engagement de ses membres (croissance en profondeur), au niveau individuel et communautaire
-          L’augmentation du nombre de disciples de Jésus-Christ (croissance numérique)
-          Les fruits de l’engagement des chrétiens en termes de justice sociale et de transformation de la société

L’étude commence par souligner qu’il n’y a pas de recette simple pour amener une communauté à la croissance. Mais elle détermine un certain nombre de facteurs qui jouent un rôle pour favoriser la croissance :
-          Un bon mode de direction d'Église (good leadership)
-          Avoir une mission et des objectifs clairs, donc un projet de vie
-          La volonté de se remettre en question, de changer, de s’adapter au contexte
-          L’implication des membres dans les activités et la direction de l’Église
-          Le choix assumé de faire de la croissance une priorité
-          Le choix assumé d’un style liturgique 
-          Le choix assumé de former des disciples (des gens qui s’engagent à suivre Jésus concrètement)

Bien sûr, le contexte de l’Église locale influe aussi ; globalement, la croissance est plus aisée dans les zones où l’on trouve des jeunes, les zones urbaines, les Églises accueillant des migrants.
Parmi les qualités du pasteur, on trouve : savoir motiver, avoir la capacité à élaborer une vision, savoir innover. Parmi les qualités de l’Église locale, on trouver le changement régulier des personnes en situation de responsabilité, l’élaboration d’une vision commune discernée et portée par la prière, les activités jeunesse (enfants et ados), l’ouverture vers ceux qui ne fréquentent pas l’Église, l’accueil et l’accompagnement des personnes de passage.

La deuxième partie de la synthèse présente, avec études de cas à l’appui, quatre profils de paroisse dans lesquels on peut trouver de la croissance :

  1. Paroisse classique. L’exemple étudié présente un village comprenant des familles, faisant partie d’un regroupement de paroisses desservi par un seul pasteur où un ministère centré sur cette communauté et sur les activités familles a amené une forte croissance. 
  2. Les nouvelles formes d’Églises. L’étude montre que dans les « fresh expressions of Church » en moyenne, pour 1 personne impliquée, 2,6 autres ont rejoint l’Église. Les 4 piliers de ces nouvelles formes sont la mission, l’ancrage contextuel, la formation à la vie de disciple et le caractère ecclésial. Il est à noter qu’après 3 ans d’existence, 66% d’entre elles continuent à croitre, 25% ont stabilisé leur nombre de membres, 9% ont une fréquentation très fluctuante et 10% ont disparu. La moitié d’entre elles sont dirigées par des laïcs et 40 % de façon bénévole. 
  3. Les implantations d’Église. il en existe différentes formes, qui partagent les même caractéristiques : l’importance de l’accueil, l’importance de l’implication des membres d’Église, la présence de petits groupes, l’engagement auprès des jeunes familles et le ministère de « guérison ». La reconnaissance et le soutien de leur diocèse est un élément important. 
  4. Les cathédrales et collégiales. c’est le lieu où l’on trouve la croissance la plus importante, surtout en termes de fréquentation. Leurs atouts sont l’accessibilité avec des lieux ouverts, attractifs pour les personnes en recherche (la première motivation mentionnée est l’atmosphère de paix et de contemplation), ainsi que la qualité des célébrations et le sens de la communauté fraternelle. Ces Églises ont également une dimension publique particulière. 


La dernière partie mentionne les éléments favorisant le déclin (à moins qu’ils n’en soient les signes) :
-          L’absence d’enfants dans l’Église et l’absence d’animation qui leur soit destinée
-          Les effets négatifs des regroupements de paroisse.
-          L’absence de travail pour discerner des vocations (ministères locaux et ordonnés).
-        Et de façon moins prononcée, les locaux inadaptés qui « sont un fardeau », les ministres qui ne savent pas déléguer, les membres qui refusent de s’impliquer dans la vie de l’Église, l’absence de choix stratégiques qui entraine une « stagnation ».

A chaque page du résumé de synthèse des résultats de l’étude, une phrase rythme chaque page : « Moi j’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui a fait pousser » (1 Co 3.6). Cette étude peut nous donner des pistes et nous éviter des pièges, à l’heure où l’Église protestante unie de France s’essaie à l’implantation d’Église.  

S’il y a une chose que je ressens à la lecture de cette étude, c’est le sentiment que notre Église cherche à « garder le contrôle » dans les projets d’évangélisation. Cela me semble logique en ces débuts hésitants. J’espère juste que nous ne pratiquons pas seulement le discernement en écartant des projets trop peu fidèles à notre conception de l’Évangile, mais que nous le pratiquons aussi en encourageant des gens qui auraient un potentiel, des idées ou le désir de trouver de nouvelles façons de partager l’évangile. Même si cela bouscule les cadres habituels…
 Claire Sixt Gateuille